Réussir Grandes Cultures 06 janvier 2017 à 08h00 | Par Valérie Noel

Senalia prévoit pour 2016/2017 une baisse de son activité de près de 70 %

La baisse de la récolte de céréales et sa piètre qualité sont ressenties par toute la filière, notamment par Senalia, qui prévoit une très forte chute des volumes manutentionnés sur cette campagne.

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Selon Gilles Kindelberger, directeur général de Sénalia, le groupe devrait traiter en 2016/2017 pas loin de 5 fois moins de volumes qu'en 2015/2016.
Selon Gilles Kindelberger, directeur général de Sénalia, le groupe devrait traiter en 2016/2017 pas loin de 5 fois moins de volumes qu'en 2015/2016. - © V.Noël

« On arrivera à peine à 1,8 Mt tonnes traitées pour la fin de campagne », a annoncé Gilles Kindelberger, directeur général de Sénalia, groupe coopératif qui exploite les terminaux portuaires céréaliers et agro-industriels du port de Rouen, le 6 janvier. Il s’exprimait à l’occasion de la réunion d’information qui faisait suite à l’assemblée générale du groupe. A décembre 2016, la société n’avait traité que 685 000 tonnes de grains… « Au niveau du groupe, les équipes de Sénalia n’avaient jamais chargé des mois à 30 000 tonnes ! » a-t-il précisé.

Sur la campagne 2015/2016, qui « a été fabuleuse » comme l’a souligné le directeur général, Sénalia avait traité 8,3 Mt de grains, un volume en hausse de 13 % par rapport à 2014/2015, et un chiffre jamais vu lui non plus. Le contraste est saisissant entre ces deux années, aussi exceptionnelles l’une que l’autre.

Dans ce contexte de baisse d’activité, le groupe a « mis en place depuis novembre de l’activité partielle », a relatéThierry Dupont, son président. L’année sera difficile, mais Sénalia est en mesure de la supporter : « la structure financière du groupe est saine, elle est solide», a insisté Gilles Kindelberger. Pour 2015/2016, Sénalia affiche un résultat net de 2,746 millions d’euros (M€). Ses fonds propres montent quant à eux à 91,4 M€, en hausse de 4 % par rapport à la campagne précédente.

«Des années comme celle-là, je pense plutôt à tous les acteurs de la chaine logistique », a repris le responsable. Transporteurs routiers, mariniers, lamaneurs… de nombreux métiers sont de fait affectés par la diminution des volumes traités.

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