Réussir Grandes Cultures 01 novembre 2002 à 18h00 | Par E. Baratte

Réduction des coûts de mécanisation - Maîtriser les postes traction et récolte

Un travail de groupe a été mené au Ceta de Saint-Quentin dans l´Aisne afin afin de mieux cerner la façon d´optimiser le poste mécanisation.

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Au sein du Ceta de Saint-Quentin dans l´Aisne, un groupe d´une quinzaine d´agriculteurs a mené un travail d´analyse et d´échanges sur le poste mécanisation.

« Pour les exploitations de ce groupe, récolte + traction représentent 58 % du coût de mécanisation total moyen(1) », commente Michel François. Le coût total moyen représente 1 974 francs par hectare (300 euros), le plus faible 1 438 francs (219 euros), le plus élevé 2 636 francs par hectare (400 euros). Le taux d´utilisation de la puissance varie entre 17 % et 54 %. « Les plus chers en mécanisation pensaient s´y retrouver sur le coût global mécanisation + main-d´ouvre. Mais cela ne s´est pas vraiment vérifié. »
©New Holland


Les exploitations sans salarié utilisent souvent du matériel de grande largeur qui demande beaucoup de puissance. « Lorsqu´on a opté pour du matériel puissant, il faut pousser la démarche jusqu´à la remise à plat des techniques culturales en s´orientant vers le travail simplifié », conseille Michel François qui insiste néanmoins sur la fragilité des exploitations où l´agriculteur travaille seul.

(1) Coût calculé selon la méthode Mécagest qui base l´amortissement du matériel sur le principe de la dépréciation commerciale du matériel.

Deux exemples de dérive.


Pour P. Kerckove, du Ceta de Saint-Quentin, « il y a une marge de manouvre de 500 francs à l´ha »
Patrice Kerckove, ingénieur du Ceta de Saint-Quentin dans l´Aisne, explique la démarche et les enseignements du travail mené sur le poste mécanisation.
« L´optique de cette réflexion était celle d´une comparaison entre systèmes analogues et de compréhension des écarts entre exploitations. Trois points marquants ont émergé :
 Le « renouvellement fiscal » s´avère très cher en terme de coût de mécanisation final par rapport au coût moyen du groupe ;
 L´idée selon laquelle le coût global est plus faible lorsqu´il y a moins de main-d´ouvre et du matériel plus puissant ne se vérifie pas. Les exploitations à plus forte main-d´ouvre réalisent moins d´investissements de confort. On y observe moins de surdimensionnement et une gestion plus fine ;
 Le morcellement du parcellaire a une influence loin d´être négligeable. Cela nécessite souvent un tracteur supplémentaire et des outils plus larges pour être certain de ne pas faire la route deux fois.

Il est apparu que les différences entre exploitations ne relèvent pas uniquement d´une question de bonne gestion. Les caractéristiques propres à chacune en termes de qualité de terre, de morcellement du parcellaire, d´assolement, ont une incidence marquante.
Néanmoins, le principal clivage sur les types de parcs correspond à la présence de main-d´ouvre salariée ou non. Il est clair que ceux qui n´ont plus de salarié cherchent la sécurité avec du matériel puissant.
Globalement, sur les mille francs par hectare d´écart de coûts relevé entre les exploitations analysées, une marge de manouvre de cinq cents francs peut être considérée `jouable´ grâce à la remise en cause d´une part de suréquipement. Le contexte économique va probablement contribuer à une évolution des raisonnements dans ce sens. »

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