Réussir Grandes Cultures 27 novembre 2015 à 08h00 | Par Christian Gloria

Pour une gestion efficace et responsable de l’eau

Les acteurs des filières agricoles plaident pour une politique ambitieuse de stockage de l’eau.

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La création de 800 à 900 millions de m3 de stockage d’eau est demandée par les responsables agricoles.
La création de 800 à 900 millions de m3 de stockage d’eau est demandée par les responsables agricoles. - © P. Cronenberger

« Il faudrait créer 800 à 900 millions de m3 de retenues d’eau au niveau national en réponse au changement climatique mais depuis huit ans, il n’y a plus de concrétisation dans les projets engagés. » Président du groupe « eau » à la FNSEA et agriculteur irrigant dans les Landes (1), Jean-Luc Capes est amer. « Dans le bassin Adour-Garonne, il y a une vingtaine de projets pour le stockage de 65 millions de m3 prévus d’ici 2021 et estampillés sur leur faisabilité par l’Agence de l’eau. Sivens en fait partie. Mais le dernier projet qui a abouti date de 2005 avec 20 millions de m3 dont 10 pour l’étiage de rivières. » L’agriculteur met l’accent sur l’intérêt des retenues pour l’environnement, le soutien d’étiage des rivières en l’occurrence, autant que pour les activités des agriculteurs.

L’accès à l’eau indispensable pour les semences

Le colloque Eau et semences qui s’est tenu le 30 septembre a eu pour mérite de faire un état des lieux de l’irrigation en France. « L’accès à l’eau est indispensable pour la production de semences entre autres. 37 % des surfaces de semences sont irriguées", précise régis Fournier, président de l’Union française des semenciers (UFS), qui ne manque pas de rappeler que les semences sont une filière d’excellence en France, numéro un mondial à l’export.
Le financement de réserves d’eau de substitution a fait l’objet d’un moratoire en 2012 par le ministère de l’Écologie de l’époque. Ce moratoire a été levé l’année suivante mais les nouvelles conditions de financement ne sont clairement connues que depuis cette année. Les créations doivent s’inscrire dans un projet de territoire où différentes parties prenantes sont appelées à se concerter. « Mais, témoigne Jean-Luc Capes, on reste englué dans des contraintes administratives ».

(1) Également président de Maïsadour semences.

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