Réussir Grandes Cultures 28 avril 2004 à 16h21 | Par Christian Gloria

Pour un diagnostic harmonieux des pulvérisateurs

En prélude à l´obligation généralisée de contrôle des pulvérisateurs, le Bureau de coordination du machinisme agricole (BCMA) propose une organisation des opérations entre harmonie et exigences.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Les premières propositions de contrôle obligatoire des pulvérisateurs datent de 1991(1). Au gré des ans, des projets resurgissent. Dernier en date : le projet de loi sur l´eau préparé par le ministère de l´Écologie pourrait comporter un texte sur le diagnostic de pulvérisateurs. Il passera en lecture en juin 2004.
En attendant, le contrôle de pulvérisateur figure parmi les mesures du référentiel Agriculture Raisonnée. « La mesure nº 41 demande de faire effectuer par un tiers spécialisé, un diagnostic de pulvérisateur tous les trois ans, souligne Denis Ollivier, du BCMA. Cette exigence est reprise dans des cahiers des charges et des mesures agri-environnentales. »
Le BCMA propose toute une liste de mesures pour organiser des opérations de diagnostics de pulvérisateurs (1). « Nos propositions entrent dans l´optique d´une démar-che volontaire. Il ne faut pas que le diagnostic apparaisse comme une contrainte mais plutôt comme un service à l´agriculteur. »
Pluralité des outils et offre de proximité
Le BCMA suggère d´abord la création d´un comité de pilotage, à l´échelon régional ou départemental, qui définirait les orientations, organiserait la mobilisation des partenaires et serait le lieu de concertation et d´arbitrage. Le Service régional de la protection des végétaux aurait un rôle central, notamment dans la décision d´attribution ou de retrait d´agrément.
Dans les départements, divers organismes proposent leurs méthodes ou outils. Comment orienter son choix ? « Les exigences principales sont la précision et la reproductibilité des mesures. Plutôt que de privilégier le choix sur un outil, nous soutenons la pluralité de l´offre qui sera ainsi de proximité et à un coût raisonnable, explique Denis Ollivier. Mais tous les outils devront être capables de satisfaire aux prescriptions techniques de la norme européenne EN 13 790 pour être agréés et acceptés(1). La version finale de cette norme intitulée `les prescriptions et méthodes d´essai pour les pulvérisateurs en service´ est en cohérence avec la position française de la Cietap (2). »
Objectif de pédagogie autant que de contrôle
Concernant les agents qui seront habilités à réaliser les diagnostics, « la compétence technique est le seul critère pour les sélectionner ». L´agrément sera attribué à titre individuel, à la personne, et non à l´entreprise.
La Cietap a défini le champ de compétences de l´agent et ses capacités : bonnes connaissances techniques, comprendre la moindre anomalie, trouver la solution et proposer une réparation, informer et sensibiliser les utilisateurs. Une formation de plusieurs jours sera nécessaire. L´agent sera donc capable de vulgariser la réglementation et sensibiliser aux bonnes pratiques sur trois aspects : efficacité du traitement, sécurité de l´applicateur et respect de l´environnement.

(1) Voir rapport « Le point sur le diagnostic de pulvérisateur ». BCMA 9, rue de la Baume, 75008 Paris. Tél. : 01 44 95 08 00. Fax : 01 44 95 08 32.
(2) Commission interprofessionnelle d´étude des techniques d´application phytosanitaire.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Grandes Cultures se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Réussir Grandes Cultures

Machinisme agricole

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui