Réussir Grandes Cultures 14 mars 2016 à 08h00 | Par Emmanuel Dessein

PotatoData pour mieux connaître le marché

L’UNPT travaille sur la mise au point d’un outil de partage de données entre producteurs sur les prix et volumes vendus.

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PotatoData doit permettre de recueillir les prix auxquels les producteurs de l'UNPT vendent, en fonction des volumes.
PotatoData doit permettre de recueillir les prix auxquels les producteurs de l'UNPT vendent, en fonction des volumes. - © V. Marmuse

Un « CNN de la pomme de terre », parce qu’il délivrera en continu de l’information sur les prix : c’est ainsi qu’Arnaud Delacour, président de l’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) a qualifié l’outil « PotatoData », lors de l’assemblée générale du syndicat à Arras le 26 janvier. Cet outil vise à améliorer la transparence du marché et reposera sur un partage de données entre adhérents. « Il faut que l’on sache fonctionner en réseau », a souligné Arnaud Delacour. Via notamment une application sur smartphone, les producteurs de l’UNPT seront invités à renseigner leurs prix de vente et les volumes concernés dans une base de données commune. La collecte sera non nominative et les données recueillies réservées aux seuls producteurs du syndicat. Pour des questions de coûts et de rapidité, « nous avons renoncé à la double validation des informations par les acheteurs », signale Arnaud Delacour. En contrepartie, le syndicat prévoit des contrôles aléatoires : un producteur pourra ponctuellement avoir à justifier les données entrées dans l’outil. PotatoData sera testé en septembre 2016, lors du salon Potato Europe prévu à Villers-Saint-Christophe (Aisne).

Échanger davantage d’informations avec les Belges et les Néerlandais

« À terme, notre objectif est de pouvoir échanger des informations avec les Belges et les Néerlandais, dont les visions sont compatibles avec la nôtre », espère Martin Mascré, directeur de l’UNPT. Un travail d’échanges d’informations existe déjà entre ces pays au sein du NEPG (fondation des planteurs de pommes de terre du nord-ouest européen), « une structure très informelle mais très opérationnelle », a souligné Arnaud Delacour. De son côté, Sébastien Couderc, représentant du ministère de l’Agriculture, a insisté sur la nécessité de « continuer à creuser la piste de la contractualisation, surtout en pomme de terre de consommation ». Une façon pour les producteurs de se protéger face aux aléas du marché.

 

 

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