Réussir Grandes Cultures 11 août 2017 à 08h00 | Par Annick Conté et Christian Gloria

Les nitrates évoluent à l’opposé entre zones d’élevage et de grandes cultures

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Dans les régions de grandes cultures, la dégradation de l'indice nitrate serait liée à la perte de matière organique des sols cultivés depuis près de 40 ans, combinée à une progression des apports d’azote minéral.
Dans les régions de grandes cultures, la dégradation de l'indice nitrate serait liée à la perte de matière organique des sols cultivés depuis près de 40 ans, combinée à une progression des apports d’azote minéral. - © Jean-Charles Gutner

Une baisse des nitrates dans les eaux des zones d’élevage, une hausse dans celles de grandes cultures : c’est ce qu’indique l’évolution de l’indicateur nitrates (IN) de l’Institut de l’élevage sur 15 ans, entre les périodes 1997-1998 et 2010-2011. Cet indicateur affecte à chaque canton une valeur reflétant à la fois la qualité des eaux souterraines et la qualité des eaux superficielles. Il s’améliore fortement dans des zones d’élevage comme le Nord-Ouest. « Les PMPOA(1) ont permis de limiter très fortement les pollutions diffuses par une meilleure utilisation des fertilisants organiques, avec la réalisation d’ouvrages de stockage des effluents d’élevage plus adaptés aux besoins agronomiques », interprète Vincent Manneville, de l’Institut de l’élevage. Ceci a eu pour conséquence de faire chuter les livraisons d’engrais azotés.

Dégradation faible à forte sur les grandes cultures

Dans les régions de grandes cultures en revanche, l’IN se dégrade un peu partout mais il est vrai que l’on part de concentrations sensiblement plus faibles en nitrates en 1997-1998 que dans les zones d’élevage. Selon Vincent Manneville, « cette dégradation, faible à forte suivant les régions, est liée à la perte de matière organique des sols cultivés depuis près de 40 ans, combinée à une progression des apports d’azote minéral ». Ceux-ci ont augmenté notamment dans des régions comme la Champagne-Ardenne (+ 35 %), le Centre (+ 23 %) et la Picardie (+ 21 %). Il faut noter que dans ces territoires, la suppression de la jachère s'est traduite par une augmentation de 5 à 6 % des surfaces fertilisées.

Quelques zones demeurent en rouge, subissant une forte dégradation de la qualité des eaux, comme les territoires charentais. Elles se caractérisent par une forte conversion de cultures fourragères en grandes cultures avec des effectifs d’élevages laitiers en chute.

Les mesures utilisées pour l’IN sont celles réalisées au titre de la surveillance de la directive Nitrates, sur près de 6000 points du territoire. L’étude, en cours de finalisation, a été demandée par la Confédération nationale de l’élevage.

- © Source : Institut de l'élevage-Infographie Réussir

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