Réussir Grandes Cultures 31 janvier 2017 à 08h00 | Par Valérie Noël

Les coops à la traîne par rapport aux entreprises privées

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- © Infographie Réussir

La baisse est nette. Tous secteurs confondus, le nombre d’entreprises coopératives s’est réduit de 48 % en vingt ans (1995 à 2015) selon les chiffres du HCCA (Haut conseil de la coopération agricole). « Le mouvement coopératif se regroupe mais s’organise pour s’adapter face à des marchés qui évoluent », a expliqué Pascal Viné, délégué général de Coop de France en conférence de presse le 8 décembre à Paris. Compte tenu de la conjoncture actuelle, les fusions et autres rapprochements ou unions vont se poursuivre. En céréales et approvisionnements, les coopératives affichent un ratio EBE (Excédent brut d’exploitation) sur chiffre d’affaires de 3,66 %. « Ce ratio traduit l’activité brute de l’entreprise», a souligné Pascal Viné. Il ne tient pas compte des redistributions et autres prélèvements. Meilleure que dans les coopératives spécialisées dans le lait ou la viande, cette valeur est légèrement inférieure au ratio moyen des coopératives qui, porté par la filière vin, est de 3,87 %.

Performances voisines en céréales et dans l'automobile

En moyenne, les coopératives céréalières affichent à peu près les mêmes performances que le secteur de la construction automobile et se situent bien en-deça des 7,1 % générés par les industries de l’agroalimentaire. En comparant par taille et type d’entreprise, « on a en moyenne des rentabilités plus faibles dans les coops que dans les entreprises privées classiques en termes de résultat net ou d’Ebitda », a indiqué Pascal Viné. L’une des causes de ces différences tient dans le statut des coopératives lui-même, qui les engagent à gérer la production de tous leurs adhérents, même si c'est économiquement peu intéressant. Une piste pour améliorer leur rentabilité : l’international. « Plus on est à l’international, plus le niveau de rentabilité est élevé, cela, pour les groupes intermédiaires (50 millions d’euros à 1,5 milliard de chiffre d’affaires) et les grands groupes (plus d’1,5 milliards) », a souligné Pascal Viné. Il reste en tout cas du chemin à parcourir pour que les coopératives françaises rejoignent leurs consœurs européennes. Bay Wa, géant allemand des céréales, a enregistré pour 2015 un chiffre d’affaires 2,6 fois plus élevé que celui d’InVivo, premier groupe coopératif français classé huitième au niveau européen.

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