Réussir Grandes Cultures 23 octobre 2014 à 08h00 | Par Ludovic Vimond

Le speed-dating de l'Isobus

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Les développeurs en électronique des constructeurs se réunissent deux fois par an pour tester entre eux la compatibilité de leurs solutions Isobus.
Les développeurs en électronique des constructeurs se réunissent deux fois par an pour tester entre eux la compatibilité de leurs solutions Isobus. - © L.Vimond

« Es-tu compatible avec moi ? » telle était la question principale lors de la PlugFest 2014, du 20 au 24 octobre dernier, qui s'est déroulée pour la première fois en France, au centre technique des industries mécaniques (Cetim) à Senlis. Pas moins de 160 participants ont pu tester entre eux 2300 combinaisons entre outils, terminaux et tracteurs : les PC remplaçaient bien évidemment les tracteurs et outils. Organisé par l'Axema, le syndicat français des constructeurs de machines agricoles, et l'AEF (association de constructeurs de machines agricoles fédérés autour de l'Isobus), l'événement a vu se déployer des ingénieurs dans différentes salles du Cetim. À raison de 20 minutes par combinaison, ceux-ci ont pu détecter les éventuels bugs de communication, voire les corriger si le temps le leur permettait. À défaut, les différents intervenants se recontacteront ultérieurement pour régler ces problèmes.

Plusieurs fonctionnalités ont été testées, notamment la documentation parcellaire, qui intéresse tout particulièrement les agriculteurs français.

Par la suite, les constructeurs peuvent faire certifier leur matériel par l'un des cinq laboratoires agréés par l'AEF, dont un français, Kereval, agréé depuis juillet. Un autocollant indique alors les équipements certifiés. À l'occasion du Sima, l'AEF dévoilera une base de données gratuite, dans laquelle les agriculteurs et entrepreneurs pourront consulter les matériels certifiés et pour quelles fonctionnalités.

Le nombre de ces fonctionnalités est en constante évolution. La réunion bisannuelle du PlugFest est également une occasion privilégiée pour discuter des fonctionnalités et éventuellement mettre en place de nouveaux groupes de travail autour de nouvelles fonctionnalités à venir. « C'est assez unique dans le monde de l'industrie d'avoir ce genre d'échange, explique Carsten Hühne, en charge du marketing et de la communication pour l'AEF. Lors des gros évènements comme le Sima et l'Agritechnica, les constructeurs présentent leurs innovations propres. Mais rapidement, lorsqu'il s'agit d'électronique, des groupes de travail se forment pour aboutir à des solutions techniques compatibles, plutôt que chaque constructeur cherche à imposer sa solution sur le marché. Finalement, l'innovation arrive plus vite sur le marché. Mieux, l'AEF se trouve être une force de proposition dans la mise en place de textes réglementaires auprès de l'organisation mondial de normalisation (Iso). »

Parmi les projets en cours, signalons la communication bidirectionnelle, dans laquelle le tracteur et l'outil interagissent mutuellement, le séquençage de bout de champ, la communication sans fil, la télémétrie ou encore la haute tension pour les outils à animation électrique. Certains membres de l'AEF, notamment asiatiques, sont également demandeurs d'une solution Isobus low cost, une requête qui fait débat, les membres historiques poussant davantage à la démocratisation de l'Isobus existant pour en réduire le coût.

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