Réussir Grandes Cultures 24 avril 2017 à 08h00 | Par Valérie Noël

L’avenir des pommes de terre françaises passera par l’export

Pour maintenir l’équilibre du marché, les pommes de terre françaises devront jouer la carte de l’export à l’horizon 2025.

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La hausse des besoins en pommes de terre au niveau européen se traduirait paradoxalement par une baisse des surfaces, compte tenu de la progression attendue des rendements.
La hausse des besoins en pommes de terre au niveau européen se traduirait paradoxalement par une baisse des surfaces, compte tenu de la progression attendue des rendements. - © Vincent Marmuse

Aucune augmentation de la consommation de pommes de terre n’est à prévoir en Europe d’ici 2025. Pourtant, il existe des opportunités de croissance pour la production européenne. C’est l’un des constats de l’étude réalisée par l’UNPT (Union des producteurs de pommes de terre) avec FranceAgriMer(1) et présentée à l’assemblée générale du syndicat fin janvier. Lancé en 2015, ce travail avait pour but de mieux évaluer les perspectives de marché à dix ans. Trois scénarios y sont envisagés, fondés sur une croissance plus ou moins forte de la consommation mondiale. Quelles que soient les hypothèses, une conclusion se dégage : c’est grâce à l’export que l’Union européenne et en particulier la France parviendront à développer leurs débouchés.

Des échanges mondiaux de pommes de terre appelés à croître

Aujourd’hui, les échanges ne concernent que 8 % des pommes de terre produites au niveau mondial, soit 35 millions de tonnes (Mt). Mais c’est 20 Mt de plus qu’en 1995 et d’après l’étude de FranceAgriMer, 20 Mt de moins qu’en 2025. « Dans le scénario central, pour une majorité de zones, l’augmentation de la production de pommes de terre ne couvrirait pas la hausse de la demande intérieure », signale l’UNPT dans la synthèse publiée dans son rapport d’activité. Pour répondre à ces besoins, en particulier à l’importante demande en produits transformés émanant des pays émergents, l’Union européenne, mais également l’Amérique du Nord et l’Afrique du Nord devraient accroître leurs exportations nettes. En Europe, cela se traduirait par une hausse des volumes de pommes de terre transformés de 27 %. Cette augmentation profiterait aux producteurs traditionnels, dont fait partie la France. L’Hexagone exporterait ainsi plus de 500 000 tonnes supplémentaires de pommes de terre fraîches, afin d’alimenter les usines belges et néerlandaises. Attention toutefois, prévient le rapport : l’Allemagne et la Pologne en particulier pourraient venir concurrencer la France. Et l’Égypte serait également en mesure de gêner l’Hexagone sur ses débouchés au Moyen-Orient. Producteurs et filières devront savoir s’organiser.

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