Réussir Grandes Cultures 03 juin 2015 à 08h00 | Par Xavier Cresp

Dans le Gers, des agriculteurs partenaires des instances départementales pour planter des haies

Une association d'agriculteurs d'Auradé, commune proche de l'agglomération toulousaine, travaille en partenariat technique et financier avec les instances départementales du Gers.

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La réussite d'une corvée de plantation d'une haie associe convivialité et sérieux. C’est aussi un bon moment pour se retrouver.
La réussite d'une corvée de plantation d'une haie associe convivialité et sérieux. C’est aussi un bon moment pour se retrouver. - © Arbre et paysage 32

En choisissant de travailler en concertation avec le conseil général du Gers, la fédération départementale des chasseurs et l’association Arbre et Paysage 32, les agriculteurs du groupement des agriculteurs de la Gascogne toulousaine (GAGT) se sont dotés des moyens pour mener à bien la technique culturale de la plantation de haies et la maîtrise du coût d’investissement.

La technique est simple. Les jeunes pousses sont plantées sur un paillage biodégradable déroulé mécaniquement. Ce procédé évite l’arrosage. Le suivi des plantations est animé par un technicien d’Arbre et Paysage 32 et organisé sous forme de corvées. « Il faut environ quinze personnes sur une demi-journée pour planter un kilomètre et demi de haies », précise Pierre Loubens. Les plants sont garantis trois ans incluant une formation à la taille pour l’agriculteur. « Une nouvelle haie est toujours un modèle unique, souvent personnalisée par les choix du planteur, plus arbustive ou plus fruitière, selon ses goûts et sa destination », indique le responsable.

Petit érable deviendra grand.
Petit érable deviendra grand. - © Arbre et paysage 32

Une bonne dose de subventions

Après les premières tailles manuelles, l’entretien s’effectue généralement à l’épareuse ou au lamier afin de conserver le volume et la hauteur définie pour la haie. Reste l’argument du prix. « C’est peut-être en ce moment qu’il faut planter », signale Arnaud Augier. La totalité des subventions allouées par le conseil général et la fédération des chasseurs représente 70 % du prix de revient au mètre linéaire, qui est de 4,45 euros. La part pour l’agriculteur s’établit à 1,35 euro du mètre, si toutefois elle n’est pas prise en charge par la commune concernée dans son plan d’aménagement. Il restera dans ce cas à l’agriculteur simplement à organiser le chantier de plantation en fournissant la main-d’œuvre.

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